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  La microAstrologie (suite) 2 de 5





L'inobservable multiplicité

C’est le 1er janvier 1801 que le prêtre et astronome italien Giuseppe Piazzi découvrit « par hasard » le premier petit astre qu’il nomma Cérès. Mais surprise ! On découvrit en 1802 un autre petit objet se déplaçant dans cette lacune, et encore un autre en 1804, et un autre en 1807. On les nomma Pallas, Junon et Vesta, toutes des déesses de la mythologie romaine.



 


La « ceinture principale d'astéroïdes » venait d’émerger dans la conscience humaine venant établir une nette démarcation entre les astres telluriques (système solaire interne) et gazeux (système solaire externe) (figure 1).



Figure 1 - Localisation de la ceinture principale



Fait à noter, à l’exception de Vesta, tous les astéroïdes sont des astres qui sont invisible à l’œil nu, nous introduisant ainsi à des niveaux plus subtils de notre conscience.

Malgré le fait que le premier astéroïde, Cérès (et depuis 2006 l'une des trois planètes naines avec Pluton et Éris), fut découvert en 1801, ce domaine ne connut qu’un faible développement du côté de l’astrologie qu’en 1958, alors qu’un chercheur français, André Delalande, à travers une approche initialement théorique attribua à Cérès la maîtrise du signe de la Vierge [1]

   

Pour en savoir plus sur les déesses

Ces deux petits recueils réunissent une somme de documentation rassemblée par Anna Lorrai. Son objectif et de permettre de se faire une idée plus précise de la planète naine Cérès et de l'astéroïde Junon. Vous y trouverez ainsi plusieurs éléments de réflexion : mythologique, psychologique, astronomique, ainsi que plusieurs exemples et références d'astrologues les ayant déjà concrètement travaillés.

Le petit livre bleu de Cérès

Le petit livre bleu de Junon

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Publications / E-books de l'Oeil d'Horos




La classification des astres dans le mandala solaire 

C’est l’astronome William Herschel en 1802 qui fut le premier à utiliser le mot astéroïde pour désigner ces petits corps. Le terme provient du grec « astêr » (étoile) et « eidos » (aspect), signifiant ce « qui ressemble à une étoile ». 


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Les termes, « petite planète » et « planétoïde », sont également utilisés puisque ce sont des petits corps qui orbitent autour du Soleil comme les planètes. Personnellement, j’utilise également le terme « petit astre » qui est plus généraliste. 

Mais aujourd’hui les astres qui reçoivent au moins une étiquette numérique sont classifiés grosso modo selon les critères suivants : une PLANÈTE est un corps qui orbite autour du soleil possédant un volume très important et une forme sphérique ; un PLANÉTOÏDE est un corps qui orbite autour du soleil possédant un volume trop petit pour être qualifié de planète, mais qui est également trop gros pour être qualifié d’astéroïde, de plus il possède une forme sphérique ;

un ASTÉROÏDE est un corps qui orbite autour du soleil possédant une très petite masse et une forme irrégulière qualifiée de patatoïde (figure 2);

 


 
Figure 2 - Astéroïde de forme irrégulière



un SATELLITE est un corps qui orbite autour d’une planète, il peut être de toutes les grosseurs et de toutes les formes.

 


 
Figure 3 - Une partie du système jovien



Par exemple, les satellites de la planète Jupiter (figure 3), qui possède le plus grand nombre de satellites connus à ce jour (mars 2005), pourraient se retrouver dans l’une des trois catégories précédemment mentionnées s’ils orbitaient autour du soleil. L’un d’eux, Ganymède (figure 4), est même supérieur en volume à la planète Mercure.

 


 
Figure 4 - Ganymède - satellite de Jupiter

Photo courtoisie de Nasa/JPL/Caltech

 



On retrouve finalement les CORPS COMÉTAIRES (figure 5), qui sont également assujettis à l’influence gravitationnelle du soleil.

 


Figure 5 - Comète de Halley

 




La ceinture principale 

Les astéroïdes sont classés en fonction de leur localisation au niveau du système solaire. 

Ainsi, on retrouve la majorité des astéroïdes dans une zone comprise entre les orbites de Mars et Jupiter, où ils sont confinés dans ce qu’on appelle la « ceinture principale » (voir figure 1). Cette ceinture regroupe environ 96 % des petits corps découverts à ce jour et, pour la majorité de ces astéroïdes, leurs plans orbitaux sont plus ou moins circulaires, ressemblant à celles des planètes. Le seul corps de cet immense groupe qui aurait pu recevoir le qualificatif de planétoïde est Cérès n°1. Il reçut d'ailleurs le qualificatif de planète naine en 2006 (figure 6).

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Figure 6 - La planète naine Cérès et les astéroïdes de la ceinture principale d'astéroïde


 




Les AAA 

Le reste des astéroïdes constitue divers groupes qui se répartissent de la façon suivante : 

un premier groupe, qu’on qualifie de AAA, rassemble les astéroïdes qui orbitent dans une zone qu’on appelle le système solaire interne. Cette zone, qui s’étend entre le Soleil et la ceinture principale, est occupée par les quatre planètes telluriques : Mercure, Vénus, le couple Terre-Lune et Mars. Ces astéroïdes, aux trajectoires orbitales très excentriques, se subdivisent en trois sous-catégories : les Amors, les Apollos et les Atens (figure 7). Selon leur catégorie, l’un de ces astéroïdes viendra naviguer aux abords des planètes telluriques et, dans certains cas, viendra pénétrer et même traverser la ceinture principale d’astéroïdes.

 


 Figure 7 - Les AAA




Les Troyenne jovienne 

Un second groupe est composé de deux amas d’astéroïdes qui escortent la majestueuse planète Jupiter. Les deux amas, qu’on qualifie de Troyenne jovienne (figure 3), partagent l’orbite de Jupiter, alors que le premier amas se situe 60 degrés à l’avant de la planète et l’autre, 60 degrés à l’arrière (figure 4).

 


 Figure 3 - Groupe des Troyennes joviennes

 

 


 Figure 4 - Groupe des Troyennes joviennes






Les Centaures 

Le troisième groupe est celui des Centaures (figure 5) et, il inclut Chiron . Ce groupe orbite dans la zone du système solaire externe où on retrouve les quatre géantes gazeuses : Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune. Cette zone est délimitée en amont par la ceinture principale d’astéroïde et, en aval, par la frange du disque de Edgeworth-Kuiper.

 


 Figure 5 - Groupe des Centaures

 

Voir la section "Au pays des Centaures"

 




Le disque de Edgeworth-Kuiper 

Un quatrième groupe est composé des objets orbitant au-delà de la géante Neptune et qui se regroupent dans la zone qu’on appelle le disque de Edgeworth-Kuiper (figure 6). Un premier sous-groupe est celui des Plutinos et inclus le système Pluton~Charon~Nyx~Hydra. Ils possèdent tous des orbites très excentriques les amenant à se rapprocher de l’orbite de Neptune. Le second sous-groupe est constitué par les « Cubewanos » (trans-neptuniennes classiques) qui possèdent tous une orbite relativement circulaire qui les confinent à l’intérieur du disque. Cette zone est également le réservoir des comètes de courte période, telle celle de Halley. 

 



 Figure 6 - Groupe du disque de Edgeworth-Kuiper

 

Voir la section "Quaoar ~ le chorégraphe céleste"



Au-delà de ce disque, on atteint une zone encore mal définie, où on retrouve l'un des derniers venu dans le système solaire, 136199Éris (2003UB313) (figure 7), l'une des trois planètes naines ( les deux autres étant Cérès et Pluton) ainsi que le planétoïde Sedna (figure 8). Cette zone pourrait être qualifiée de l’antichambre du nuage de Oort qui, lui, se retrouve aux confins du système solaire, et qui constituerait un vaste réservoir où on retrouve des millions de comètes à longue période.

 


 Figure 7 - 2003 UB313 - 136199Éris

 
http://www.gps.caltech.edu/~mbrown/planetlila/

 

 


Figure 8 - Sedna

 http://www.gps.caltech.edu/~mbrown/sedna/



On retrouve aussi d’autres petits objets sans aucune classification spécifique, tels les Damacloïdes, qui sont tous dispersés un peu partout au niveau de la sphère solaire. Enfin, de nouveaux groupes commencent à peine à se dévoiler, comme les troyennes martiennes et les neptuniennes, et deux autres, qui font l’objet de spéculation de la part des scientifiques qui anticipent des regroupements au niveau des orbites de Mercure et de la Terre.




Un vaste champ de découverte 

En 2005, on avait découvert au niveau de l’ensemble du système solaire environ une trentaine de planétoïdes et d’astéroïdes ayant un diamètre supérieur à 200 km, et les nouveaux champs d’explorations qui permettront d’en découvrir de nombreux autre sont le disque de Edgeworth-Kuiper et l’antichambre du nuage de Oort.

 


Figure 9 - Objets situés au-delà de l'orbite 
de Neptune comparés à la Terre

 



En ce qui concerne les astéroïdes orbitant en amont de la planète Neptune, nous avons probablement découvert 99 % de ceux ayant un diamètre supérieur à 100 km et environ 50 % de ceux ayant un diamètre comprit entre 10 et 100 km. En ce qui concerne les plus petits, nous en connaissons un très petit nombre comparativement à la population totale, puisqu’il existe sans doute des millions de ces astéroïdes de taille lilliputienne.




L'unicité de l'Être 

Ce sont tous ces éléments sidéraux qui meublent notre « mythologie personnelle » et qui nous permettent d’établir des liens avec les « mythologies collectives ». Ainsi, la volonté individuelle d’utiliser certains astéroïdes, planétoïdes et éléments galactiques dans l’analyse d’un thème astrologique est l’équivalent de la volonté qui nous anime de procéder à l’analyse de nos rêves, alors que l’ensemble de ces ingrédients célestes est le reflet de tous les éléments qui viennent animer notre sommeil et notre vie onirique. Ainsi, le besoin pour une personne d’intégrer graduellement ces constituantes, à l’intérieur de son thème astral, dénote une volonté individuelle d’un besoin d’évoluer spirituellement en recherchant toujours davantage des liens de connexion, et donc des aiguilleurs, qui généreront une compréhension des raisons de notre incarnation dans notre environnement terrestre.

Tous ces éléments génèrent un puissant sentiment qui tend à nous confirmer l’interconnexion, et donc l’unicité, qui existe entre le macrocosme et le microcosme, tendant ainsi à nous confirmer que le concept de l’isolement de l’être humain, et de son environnement terrestre, du reste de l’Univers, perd toute signification.


Paradoxalement, plus l’être humain a émietté son univers pour mieux l’approfondir,

et plus il s’est rapproché de son unicité.



 

 L'unité de mesure en astronomie est basée sur la distance séparant

le Soleil de la Terre, ce qui correspond à

149 597 870 kilomètres = 1 UA (Unité Astronomique)

 




[1] Jean Billon, L’Univers des astéroïdes, St-Michel-Editions, 1989, page 302. 


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© La Lyre du Québec

mise à jour 19 avril 2008