
Puissant emblème de la magie de Prague
Ainsi, l'aiguille portant un soleil indique en fait trois temps différents. Le cercle extérieur divisé par des chiffres arabes médiévaux mesure le temps selon le mode de l'ancienne Bohême où les journées comptaient vingt-quatre heure mais commençaient au lever du soleil. Les chiffres romains mesurent le temps tel que nous le connaissons aujourd'hui. La partie bleu du cadran correspond au ciel diurne partagé en douze fractions des "heures" qui, selon le temps dit babylonien, variaient en longueur selon les saisons.
L'horloge montre aussi les mouvements du Soleil et de la Lune à travers les signes zodiacaux, qui avaient une grande importance au Moyen Âge. Les trois aiguilles du cadran central servent à indiquer, avec le déroulement des heures, la position du soleil, de la lune et des planètes selon la cosmologie médiavale.
Lorsque l'heure sonne ... Débute alors un spectacle qui rappelle à tous le passage inéluctable de la vie et du temps. Avec le Christ, les douzes Apôtres entrent dans la ronde, la Mort agite son sablier, le Turc, le Juif, la Vanité font leur petit tour, et le coq surgit, tel un coucou, pour clore la parade.
L'horloge a vu le jour bien avant la mise en place des premières figurines au 17e siècle. Installée vers 1410 par l'horloger royal Nicolas de Kadan, elle a été réparée en améliorée par Maître Hanus vers 1490, perfectionnée en fn par Jan Taborsky au milieu du 16e siècle. La légende veut que les bourgeois de Prague, extrêmement fiers de leur horloge et soucieux de protéger le secret de son mécanisme, aient fait aveugler Hanus pour éviter qu'il ne le trahisse. Pour se venger, Hanus se serait fait guider en haut de la tour par un apprenti et aurait plongé la main au coeur du mécanisme, l'immobilisant ainsi pour longtemps.
© La Lyre du Québec mise a jour 10 février 2007
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