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Les Planètes
Gustav
Holst
astéroïde
3590Holst
1874 - 1934
né
le 21 septembre 1874 à 16h24 à Cheltenham (Royaume-Uni)
Soleil
en 28°29 Vierge, AS en 6°21 Verseau,
Lune en 1°14 Verseau, MC en 6°11 Sagittaire
Lorsque
Holst termina Les Planètes en 1916, rien d'aussi avancé n'existait
encore dans la musique anglaise. C'est vers l'Europe continentale qu'il
fallait se tourner pour trouver des partitions d'une audace comparable,
la Salomé de Richard Strauss, Le Sacre du printemps de Stravinsky ou la
Suite scythe de Prokofiev par exemple. La musique de Holst a ceci de
commun avec toutes ces oeuvres qu'elle s'emploie à élargir le domaine
d'expressivité de la musique et à admettre des sources d'inspiration
extramusicales jusqu'alors inexploitées : le cosmos (pensons à
Scriabine dans son Prométhée et dans son projet d'Univers), le
mysticisme et les mythes païens, l'occultisme, les philosophies
orientales, la nature brute, l'homme primitif et les forces impénétrables
qui gouvernent le monde. Dans la musique, tous ces thèmes commencèrent
d'être explorés systématiquement pour la première fois au début du
vingtième siècle, et la suite Les Planètes constitue l'une des
oeuvres-clé de cette tendance.
Dès
le début de sa carrière, Holst s'intéressa à des sujets exotiques de
ce type. Lorsqu'il était étudiant, il découvrit la littérature et la
philosophie hindoues, et il mit en musique ses propres traductions de
textes sanscrits dans plusieurs de ses premiers cycles de chants. Ce
furent les mises en musique de poèmes du Rig Veda qui impressionnèrent
le plus Cliflord Bax, le frère du compositeur Arnold Bax, lorsqu'il
rencontra Gustav Holst pour la première fois en 1913. Bax fit découvrir
à ce dernier le domaine de l'astrologie, que Holst trouva immédiatement
fort suggestif; et c'est ainsi que le compositeur eut l'idée d'écrire
Les Planètes.
Durant
la période d'élaboration de l'oeuvre (1914-1916), il étudia avec soin
l'astrologie, devint un interprète habile des horoscopes et eut plaisir
à souligner, par la suite, que c'était le caractère astrologique de
chaque planète qu'il se proposait d'exprimer beaucoup plus que des
associations mythologiques.
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On
peu noter
dans le signe solaire du thème de naissance de Gustav Holst, une
conjonction très serré entre l'astéroïde
Apollo, le dieu des
arts, surtout de la poésie et de la musique et l'astéroïdes
Urania,
muse qui préside à l'astronomie, et considéré par
Jean Billon comme étant l'astéroïde de l'astrologie pratique et des
astrologues.

Le dieu solaire Apollon et la
muse Uranie
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La
période de gestation du morceau fut longue du fait que Holst employait
une bonne partie de son temps à enseigner à l'Ecole de filles
Saint-Paul.
Mais
en dépit des privations dues à la guerre, Les Planètes furent jouées
pour la première fois, en privé, par le Queen's Hall Orchestra sous la
direction d'Adrian Boult le 29 septembre 1918; c'est Balfour Gardiner
qui organisa cette soirée pour témoigner de son amitié envers le
compositeur. La première interprétation en public (mais incomplète)
suivit peu après, en février 1919, et bien que les débuts de l'oeuvre
aient été marqués par des interprétations fragmentaires de tel ou
tel mouvement, Les Planètes ne tardèrent pas à devenir l'oeuvre la
plus populaire de l’auteur. Il s'agit là d'une partition très représentative
du style de Holst dans son mélange d'austérité et de sensualité.
"Mars, le belliqueux" était déjà terminés au début de l'été
de 1914, alors que le cataclysme imminent ne pouvait encore être que présagé;
et pourtant, le romancier Henry Williamson, dont la vie entière fut
profondément bouleversée par les épreuves qu'il subit au cours de la
Grande Guerre, devait déclarer que c'était là la musique « d'un
homme qui connaissait la question ».
Dans
« Vénus, la pacifique », Holst lance un regard nostalgique
vers le wagnérisme de sa jeunesse mais, dans « Mercure, le
messager ailé », nous pénétrons dans l'univers sonore éthéré
des impressionnistes; l'écriture musicale y procède par petites
touches, par traits légers. "Jupiter, le jovial" est le seul
mouvement qui témoigne de l'affection de Holst pour les chants et les
danses du folklore anglais. Dans "Saturne, le vieillard", une
procession serpente inlassablement vers son but, où une délicieuse
surprise nous attend. Avec son atmosphère fantasmagorique,
"Uranus, le magicien" peut faire penser à une version
cauchemardesque de L'Apprenti sorcier de Dukas. "Neptune, le
mystique", quant à lui, ne peut vraiment se comparer à aucune
autre musique. Exemple parfait d'impressionnisme à l'état pur, avec
son étonnante atmosphère d'immensité vide, c'est l'une des plus
imposantes évocations de l'infini jamais tentées.
Traduction
DECCA 1987
Texte
extrait du disque compact ~ Holst – The PLANETS – Orchestre
symphonique de Montréal – Charles
Dutoit – étiquette London 417
553-2, 1987.

Voici
son oeuvre "Les Planètes" offert en fichiers mp3
(
idée originale par Bryan Trussler )
Cliquez
sur les liens afin de télécharger chacune des pièces séparément
en format mp3

Les corps célestes fascinent l’humain depuis la
nuit des temps. Il était donc inévitable que parmi les nombreuses
interprétations engendrées par tout le mystère qui les entourent,
on compte des réalisations artistiques, dont des œuvres musicales.
Composée entre 1914 et 1917, Les Planètes de Gustav Holst
a été créée le 15 novembre 1920. L’originalité,
l’inspiration et la puissance de cet ouvrage sont telles que les
auditeurs ont souvent tenté de trouver un ouvrage semblable dans le
catalogue du compositeur. Mais en vain puisque malgré sa grande
popularité Les Planètes demeure atypique dans
l’ensemble de son oeuvre.
Mercure
: Le Messager Ailé

Mercure
réanime l’atmosphère dans un mouvement aux couleurs
scintillantes, où miroitent différentes nuances d’ombre et de
lumière.
Venus
: La porteuse de la paix

Cette
page fait entendre une musique calme aux rythmes prévisibles et aux
teintes pastel.
Mars
: Le porteur de la guerre

Mars
représente la nature brutale, insensible et inhumaine de la guerre.
Un rythme implacable (dans une mesure non conventionnelle à 5/4 et
introduit dès les premières mesures) se fait entendre pendant tout
le mouvement.
Jupiter
: Le porteur de la jovialité

Pour
l’astrologue Noel Tye, « Jupiter symbolise l’expansivité,
l’enthousiasme, la connaissance et l’honneur ». Évoquant un
gaillard bien en chair qui sait profiter pleinement de la vie, le «
Jupiter » de Holst correspond tout à fait à cette description.
Saturne:
Le porteur de vieillesse

À
la manière du balancement inexorable de quelque horloge cosmique,
flûtes (quatre en tout, dont une flûte basse) et harpes marquent
le passage incessant du temps. Ce mouvement, que Holst préférait
entre tous, évoque le désespoir et la lassitude, puis l’effroi.
Uranus
: Le Magicien

Dans
le domaine de l’astrologie, Uranus gouverne les astrologues eux-mêmes.
Il règne également sur les inventeurs. L’auditeur peut donc se
permettre d’imaginer ici la mise en musique d’un scénario
mettant en scène un « apprenti sorcier » rageant dans son
laboratoire. Le motif de quatre notes, d’abord énoncé par les
trompettes et les trombones, puis, deux fois plus vite, par les
tubas et, quatre fois plus vite, aux timbales, dominera tout le
mouvement.
Neptune
: Le Mystique

Holst nous
transporte enfin vers Neptune, la planète la plus éloignée du
système solaire tel qu’il le connaissait (la découverte de
Pluton ne date que de 1930). Presque dénuée de teneur mélodique
et, par moments, de pulsation rythmique, cette musique, exécutée
pianissimo de part en part, se voit conférée tantôt une irréelle
beauté, tantôt un caractère mystérieusement intense. La présence
d’un chœur de femmes sans paroles (placé idéalement en
coulisse) vient ajouter à la froideur du sentiment qui envahit
souvent celui ou celle qui contemple l’immensité de l’espace.

Commentaires
de Robert Markow©
Traduction de Lise Viens

©
La Lyre du Québec
mise
à jour 30 décembre 2007
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