À la douce mémoire de ...

 

Il ne faut pas pleurer les défunts

car cela leur cause un malaise en leur rappelant leurs attaches terrestres.

Il faut au contraire leur souhaiter un bon séjour où ils sont

et leur souhaiter une avancée dans le monde céleste.


 

"À la mort d’un être cher, parent, ami, il est naturel d’avoir besoin de se raccrocher à des souvenirs : objets, lettres, photos… Mais cela ne suffit pas pour conserver sa présence. Car sa présence n’est pas dans des objets mais dans son esprit, et tant qu’on reste là à tourner autour de quelques objets, il ne s’agit pas d’esprit, mais de matière. Quant à aller se recueillir sur une tombe, là encore c’est naturel, mais ce qui est dans la tombe, c’est le corps, pas l’esprit. L’esprit a besoin de liberté et il fait des efforts pour se dégager du corps et voyager dans l’immensité qui est  la vraie patrie. Celui qui souffre et pleure sur une tombe, comme si celui qui est là dans le cercueil, devait y rester pour l’éternité, le limite et le gêne dans son désir de libération. Et il ne le retrouvera pas pour autant. Si vous voulez vraiment retrouver un être cher, efforcez-vous d’aller le chercher là où il est, très loin, très haut dans la lumière"

Omraam Mikhaël Aïvanhov

 Renaud Larocque

22 août 1986 ~ 25 février 2006

Maintenant que je vous quitte, je vais aller faire briller des étoiles pour vous diriger sur le chemin de la vie

 

 

Les étoiles filantes ...

Si je m'arrête un instant

Pour te parler de ma vie

Juste comme ça tranquillement

Dans un bar rue St-Denis

 

J'te raconterai les souvenirs

Bien gravé dans ma mémoire

De cette époque ou vieillir

Était encore bien illusoire

 

Quand j'agaçais le p'tites filles

Pas loin des balançoires

Et que mon sac de billes

Devenais un vrai trésor

 

Et ces hivers enneigés

À construire des igloos

Et rentrer les pieds g'lés

Juste à temps pour Passe-Partout

 

Mais au bout du ch'min dis-moi c'qui vas rester

De la p'tite école et d'la cour de récré ?

Quand les avions en papier ne partent plus au vent

On se dit que l'bon temps passe finalement ... comme une étoile filante

 

Si je m'arrête un instant

Pour te parler de la vie

Je constate que bien souvent

On choisit par mais on subit

Et que les rêves des ti-culs

S'évanouissent ou se refoulent

Dans cette réalité crue

Qui nous embarque dans le moule

 

La trentaine, la bedaine

Les morveaux, l'hypothèque

Les bonheurs et les peines

Les bons coups et les échecs

 

Travailler, faire d'son mieux

En arracher, s'en sortir

Et espérer être heureux

Un peu avant de mourir

 

Mais au bout du ch'min dis-moi c'qui vas rester

De notre petit passage dans ce  monde effrainé

Après avoir existé pour gagner du temps

On se dit que l'on était finalement ... que des étoiles filantes

 

Si je m'arrête un instant

Pour te parler de la vie

Juste comme ça tranquillement

Pas loin du Carré St-Louis

 

C'est qu'avec toi je suis bien

Et que j'ai pu' l'goût de m'en faire

Parce que tsé voir trop loin

C'pas mieux que r'garder en arrière

 

Malgré les vieiles amertumes

Et les amours qui passent

Les chums qu'on perd dans' brume

Et les idéaux qu se cassent

 

La vie s'accroche et renaît

Comme les printemps reviennent

Dans une bouffée d'air frais

Qui apaise les coeurs en peine

 

Ça fait qu si à' soir t'as envie de rester

Avec moi, la nuit est douce on peut marcher

Et même si on sait ben que tout dure rien qu'un temps

J'aimerais ça que tu sois pour un moment ... mon étoile filante

 

Mais au bout du ch'min dis-moi c'qui vas rester ...

Mais au bout du ch'min dis-moi c'qui vas rester ... que des étoiles filantes

 


 Renaud a son étoile

quoi de plus normal qu'elle soit dans la constellation de Cepheus, le roi africain

 

RA 21 h 29 m 09 s ~ 56° 04"

Projection sur le cercle du zodiaque ~ 2° 10' du Bélier

 

 

 

 

 

Illustration : COUREUR D'ÉTOILE ~ courtoisie de PAULE THIBAULT

Paroles: Les étoiles filantes ... ~ courtoisie Les Cowboys Fringants

Carte de la voûte étoilée de l'hémisphère nord : Hawaiian Astronomical Society 

Carte de la constellation de Cépheus

 


 

© La Lyre du Québec

mise à jour 2 novembre 2007