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  CHIRON et les CENTAURES

ASTRONOMIE 

 

ASTÉROÏDE OU COMÈTE ?

Chiron est un petit objet découvert en 1977 par Charles Kowal à l’aide d’observations faites sur des plaques photographiques. De cet objet, l’on retrouva des photos remontant à 1895, et sur une planche de 1941 on voyait même la queue de l’objet. Mais à cette époque, la recherche n’a pas été poursuivie.

Depuis le tout début, lors de sa découverte, les astronomes ont eu des doutes sur la nature de Chiron. Au départ, il apparaît être un astéroïde, même s’il se situe loin du secteur normalement occupé par les astéroïdes. Puis, en 1988, on rapporte que sa luminosité varie. Ceci est dû à la présence d'une « chevelure » gazeuse très mince et subtile autour de l'astre, indiquant que ce corps céleste a des caractéristiques de comète : donc recouvert de glace. Toutefois, sa masse est 50 000 fois plus élevée que la moyenne des comètes. Une masse qui le rend plus comparable à un astéroïde, ce à quoi il fut identifié à l’origine de sa découverte.

Chiron était tellement différent des objets découverts à cette époque qu’une nouvelle catégorie a été créée pour lui. C’est un petit corps d’environ 150 kilomètres de diamètre. Sa période de révolution est de 50 682 ans et se trouve dans un rapport 5/9 avec celle de Saturne, ce qui s'explique par un effet de résonance gravitationnelle. 

 

 

L'orbite de Chiron présente une très forte excentricité, au plus proche il croise l'orbite de Saturne et au plus loin il rejoint celle d'Uranus

 

ÉPHÉMERIDES

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Au fur et à mesure que les scientifiques ont pu analyser Chiron, il est apparu que sa surface glacée, au lieu de ressembler à une comète conventionnelle, ressemblait de plus en plus à celle de Triton, satellite de Neptune, et à celle de Pluton. Les théories scientifiques (1996) concernant ces deux astres indiqueraient qu’ils seraient originaires du disque de Kuiper. L’un, ayant été capturé par la planète Neptune, et l’autre étant un ancien satellite de Neptune, qui aurait échappé à sa force gravitationnelle.



CHIRON N’EST PLUS SEUL !

Lorsqu’en 1992, on commença à découvrir des compagnons à Chiron, les astronomes ont réalisé qu’ils observaient quelque chose de nouveau dans le système solaire. Chiron était le premier des 32 objets découverts à ce jour (octobre 2001) ayant des caractéristiques orbitales similaires.

 

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pour obtenir la liste des centaures orbitant le système solaire externe, soit entre l’orbite de Jupiter et la bordure du disque de Edgeworth-Kuiper

 

Selon certaines théories scientifiques, les Centaures proviendraient du disque ou ceinture de Kuiper, vaste réservoir de comètes situé au-delà de l’orbite de la planète Neptune. Cette ceinture contient la matière du système solaire la plus primitive que l’on connaisse aujourd’hui. Celle de la création du système solaire, il y a environ 4,6 milliards d’années. Elle est habitée par des planétoïdes glacés, environ 10 milliards, dont quelques milliers d’un diamètre d’au moins 100 kilomètres ; Pluton étant considéré comme leur principal représentant aujourd'hui. Ces petits objets sont constitués de résidus de matériaux qui n’ont pas réussi à s’aggréger pour former une planète. 

Quelle que soit la provenance des Centaures, tous ces objets sont des témoins de la formation du système solaire, ils sont constitués de la matière primitive. Ils seraient les derniers objets de glace à avoir quitté cette région et oser s’aventurer dans le système solaire établi. Leurs mouvements orbitaux auraient été interrompus et ils auraient été extirpés par la puissante action de la force gravitationnelle de la géante Neptune. Ils auraient ainsi été projetés dans la région du système solaire situé entre les deux ceintures, soit entre les orbites de Neptune et de Jupiter. 

Contrairement aux astéroïdes ou aux objets du disque de Kuiper, les Centaures évoluent sur des orbites instables et curieuses. Certains évoluent, entre les orbites de deux planètes voisines, tel Chiron entre Saturne et Uranus. D’autres orbitent entre les deux extrêmes de cette zone, soit entre Jupiter et la bordure du disque de Kuiper. Toutes les combinaisons orbitales ont été observées entre Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune. Ces particularités orbitales sont causées par des perturbations de Saturne. Basé sur une échelle de temps d’un million d’années, ceci indiquerait que ces objets sont nouvellement arrivés sur ces orbites et qu’ils seraient condamnés à en être extirpés de nouveau pour être renvoyés aux confins du système solaire, et même à en être expulsés.

En raison de cette dualité de leurs caractéristiques, astéroïde et comète, et inspirés des créatures fantastiques, mi-homme et mi-cheval, de la mythologie grecque, ces objets ont reçu le nom de Centaures. Cependant, à l’exception de Chiron, les autres objets n’ont montré, à ce jour (septembre 1996), aucune activité cométaire. Il semblerait que ( mars 2006 ) Chiron soit toujours un objet à part.



UNE PIÈCE IMPORTANTE DE LA CONSTITUTION DU SYSTÈME SOLAIRE

Il est généralement reconnu en astrologie que la découverte d'une nouvelle planète ou composante de notre univers, marque l'éveil, pour la conscience humaine, d'une nouvelle sensibilité, d'une nouvelle « réalité ». J'ajouterais que l’assimilation graduelle de l’essence de ce nouveau morceau du puzzle cosmique, permet à l’âme-groupe de l’humanité de cheminer vers la prochaine découverte.

En ce sens, la découverte de Chiron, et par la suite des autres astres du groupe des Centaures, a permis à la science de mettre en place l’une des composantes majeures dans la compréhension du fonctionnement de la mécanique du système solaire. En effet, les théories avancées au début des années 90 concernant l’origine de ces objets, venaient soutenir celles émises au début des années 50, par Gérard Kuiper, pour expliquer la présence des comètes de courte période. A savoir l'existence d'un réservoir de planétoïdes confinés dans un anneau situé sur le plan de l'écliptique un peu au-delà de l’orbite de Neptune. Ceci fut confirmé en août 1992, alors que Dave Jewitt et Jane Luu, de l’université d’Hawaii, découvrirent un premier objet se déplaçant sur une orbite presque circulaire située au-delà de l’orbite de Neptune, 1992QB1. Depuis, on ne cesse d’en découvrir. Le disque de Kuiper est une réalité.


UNE THÉORIE SCIENTIFIQUE QUI SE RAPPROCHE DES TEXTES MYTHOLOGIQUES


Lorsque l’on essaie de mettre en relation les théories scientifiques sur la provenance des astres composants le groupe des Centaures et les textes mythologiques, il surgit une certaine difficulté a établir un lien complet.

Les théories scientifiques énoncent que les centaures sont des objets qui ont été extirpés du disque de Kuiper par les planètes géantes et, toujours à cause de ces planètes, ils seront retournés vers ce même disque ou encore expulsés du système solaire.

La mythologie mentionne que la création des centaures est causée par l’accouplement de Ixion à une nuée qui ressemble à Héra (Junon). Ici, on peut faire un premier rapprochement entre cette nuée à la ressemblance de Junon, qui elle-même sert d’attribut à un astéroïde de la ceinture situé entre Mars et Jupiter . Donc, il y a bien une référence à quelque chose qui ressemble à la ceinture d’astéroïde, un regroupement d’une multitude de petits corps ou débris. Mais cette nuée fait-elle référence à l’actuel disque de Kuiper ?

L’autre élément de la mythologie qui pose problème par rapport à ces théories scientifiques, c’est l’acharnement d’Hercule à exterminer les centaures, et même, de provoquer la mort accidentelle de Chiron, ce qui renforce cette notion d’extermination totale des centaures, et ce, indépendamment de leurs natures. Cette notion d’extermination ne correspondrait-elle pas à une fin violente ? La description de la mort de Chiron, transformé en une constellation, ne correspondrait-elle pas a une expulsion hors du système solaire, ou encore à une descente dans l’Hadès, donc d’accéder à la partie la plus profonde du disque de Kuiper et même du nuage de Oort?

Ce qui nous amène à la frontière de l’influence gravitationnelle du Soleil. Le point identifié par l’astrologie ésotérique comme étant le cercle infranchissable, qui se trouve à la circonférence du système solaire manifesté et qui est la périphérie de l’influence du Soleil, dans un sens ésotérique et exotérique. C’est la limite du champ d’action de la force de vie centrale. Là, où les forces externes et internes au système solaire atteignent un état d’équilibre. J’ouvre un petite parenthèse ici, toujours dans un contexte d’évolution de la conscience humaine à travers ces explorations et découvertes, il faut noter que les sondes spatiales américaine Voyager I et II sont en route pour atteindre cette zone d’héliopause, qu’ils devraient hypothétiquement atteindre dans 20 ou 30 ans.

Si je reviens a ma réflexion, sur mon rapprochement entre les figures mythologiques, en fonction de la nature des astres, elle m’a amené à penser qu’Hercule (Héraclès) aurait une correspondance avec l’une des facettes de la planète Uranus. D’une part, la nature même d’Hercule, mi-homme mi-dieu, correspond à cette nature surhomme que j’attribue à Uranus. D’autre part, l’étroite relation qui existe entre les astres Chiron et Uranus au niveau orbital correspond, dans un sens, à la relation d’étroite amitié qui existe entre Chiron et Hercule.

Un autre élément des textes mythologiques mentionne que c’est Poséidon qui cacha les derniers Centaures à l’intérieur d’une montagne à Eleusis en Attique. Poséidon, qui correspond à l’astre Neptune, peu être considérer comme étant le gardien de l’accès à l’actuel disque de Kuiper.


Toutes ces interrogations m’ont amené à faire un rapprochement avec une théorie émise par Luke Dones.

Luke Dones

chercheur au Space Studies Department du Southwest Research Institute au Colorado 

Cette théorie contredit les précédentes dans le sens où les Centaures n’auraient pas été extirpés de la ceinture de Kuiper pour éventuellement les en être retourner, mais apporte une explication qui se rapproche des écrits mythologique.

En résumé, sa théorie, serait que Uranus et Neptune se sont formés plus tard que les autres planètes. Et que leur formation a déclenché une pluie de comètes qui ont traversé tout le système solaire et qui ont causé plusieurs les gros cratères que l'on voit sur la Lune. Les énormes cratères lunaires ont toujours fasciné les chercheurs. Pendant le programme Apollo, des astronautes américains s'y étaient d'ailleurs posés. Ils avaient alors ramassé quelques centaines de kilogrammes de roches pour ensuite les rapporter sur Terre. L'analyse de ces roches a donné un résultat stupéfiant. Aucune n'est plus vieille que 3,9 milliards d'années, alors que la formation même de la Lune est pourtant estimée à plus 4,5 milliards d'années. Une différence inexplicable de 600 à 700 millions d'année. 

Les spécialistes s'entendent : un cataclysme d'une ampleur inégalée s'est manifesté à l'échelle du système solaire il y a 3,9 milliards d'années. Un cataclysme tel qu'il a littéralement ensevelit la Lune sous un manteau de roche. La où il y a divergence d’opinion, c’est sur la source de ce cataclysme.

Pour expliquer l'intense pluie de débris célestes qui est venue s'écraser sur la Lune, Luke Dones avance la théorie de la formation tardive de grosses planètes comme Uranus et Neptune. Selon lui, voici comme les choses se seraient passées. À l'époque, le système solaire comprenait déjà les petites planètes de l'intérieur comme Mercure, Vénus, la Terre et Mars, de même que les colossales planètes gazeuses que sont Jupiter et Saturne. Au-delà, une ceinture de débris cosmiques parfois gros comme des montagnes formait un immense nuage
(ici la référence à Nephele, la nuée semblable à Héra est frappante). Les plus gros débris auraient commencé à se fusionner, sous la force de la gravitation. C'est ce qu'on appelle l'accrétion, le processus par lequel une planète commence à se former. 

À mesure qu'Uranus et Neptune accumulaient la matière autour d'elles, elles déstabilisaient la fine mécanique céleste de toute la région. « Si cette région est constituée de petits débris, généralement stables, ils ne quitteront pas leur trajectoire. Mais si vous avez quelque chose de très massif, 5 ou 10 fois, la masse de la Terre par exemple, vous avez alors un élément perturbateur qui pourrait déstabiliser complètement l'orbite de ces petits débris et les pousser vers les planètes intérieures et leurs lunes », explique Luke Dones.

Happés par le tourbillon gigantesque que sont des planètes en formation, la majeure partie des débris cosmiques ont été expulsés vers l'extérieur pour devenir ce qu'on appelle aujourd'hui la ceinture de Kuiper
(ici encore, le rapprochement avec les Centaures qui ont survécus au massacre et qui furent cachés par Poséidon/Neptune est remarquable). C'est de là que proviennent les comètes, comme celle de Halley, qui viennent parfois nous visiter. L'autre partie de ces débris a été précipitée vers le Soleil. Pendant 100 millions d'années, ils ont martelé sans relâche toutes les planètes de l'intérieur, y compris la Terre, bien qu'elle n'en ait gardé aucune trace. (Ici encore, la similitude est très forte avec l’extermination violente des autres Centaures).

La preuve définitive de cette théorie ne sera faite que dans plusieurs années, lorsque des sondes spatiales rapporteront de Mercure, Vénus, de Mars ou même des lunes de Jupiter, des roches âgées, elles aussi, de 3,9 milliards d’années.


CONCEPTS-CLÉS de L'ESSENCE CHIRONNIENNE

Le pont, l'arc-en-ciel, le point de contact entre deux réalités totalement différentes (saturnienne et uranienne)

La clé de la porte, la création d'une brèche ou d'une ouverture. La possibilité qui nous est offerte d'accéder à un autre niveau de conscience (ou de réalité), l'évolution, le passage d'un niveau à un autre, la trasfiguration et la mutation.

Le point tournant, le moment juste, l'opportunité, l'espoir, l'aide de la destinée.

Le maître intérieur, le Sage, la relation maître-disciple, l'éducateur, l'apprentissage.

La blessure et la souffrance de l'âme, le processus thérapeuthique, le guérisseur.

L'acceptation de la mort.

La caverne, le refuge.

Les horaires et les calendriers. Accélère ou ralentit le moment présent .

La conscience collective, la sagesse, la réconciliation de l'individuel avec le collectif.

Le "Maverick", le marginal, le hors norme.

Le don reçu. 

Le chamanisme, la réconciliation de la nature animale de l'homme  avec sa nature divine, être en harmonie avec la nature, l'écologie, l'amour des animaux, le ressourcement intérieur.

Le non-attachement, le besoin d'apprendre à décrocher, l'essentiel.

Les mystères, l'énigmatique.

Les croissements hybrides, les greffes.

La connaissance des astres et de l'astrologie. 



Références

Zane B. Stein, Chiron, essence et interprétation, 1988.

Philippe de la Cotardière, Astronomie, Larousse, 1989

Alan Stern, Interloppers from the Edge of the Solar System, revue Astronomy, août 1994  

Marcia Bartusiak, The remarkable Odyssey of Jane Luu, revue Astronomy, février 1996

Le dossier complet des nouvelles planètes, Science & Vie, hors série, no.196 septembre 1996

Pour la théorie de Luke Dones : site internet de l’émission de télévision Découverte de Radio-Canada. Journaliste : Mario Masson, réalisatrice : Jeannita Richard, adaptation pour internet : Isabelle Montpetit.

Alice A. Bailey, Initiation humaine et solaire, association Lucis Trust.


Outil de simulation orbitale, courtoisie de " Near Earth Object - Jet Propulsion Laboratory - Nasa ".

Outil pour les éphémérides courtoisie de ephemeral.info - site de Jonathan Dunn 


 

 

Le contenu de ces pages fut diffusé originalement dans le MercUriel n° 26, qui est une publication d'Univers-Site.

Directrice de publication: Fanchon Pradalier-Roy ~ Coordinatrice de rédaction : Brigitte Colinete ~ Maquette: Anna Lorrai ~ Gratuit en diffusion libre auprès des abonnés d'Univers-site. 

 

 

 

Pour en savoir plus sur

CHIRON et les CENTAURES

Le site de 

Zane B. Stein 

Chiron & friends

(anglais)

 

 

 Le site de  

Robert von Heeren

(anglais et allemand)

 

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Dans le bulletin n° 37 de l'Oeil d'Horos, Anna Lorrai nous offre une traduction de l'article de 

DIETER KOCH & ROBERT VON HEEREN

sur Pholus 

cliquez sur l'illustration pour télécharger le bulletin

 

 
Le site de 
 

Juan Antonio Revilla

 
 Astrology 
of 
the new centaurs
 
(anglais)

 

 

 

Le site de 

Brigitte Colinet

Le PasSage

La Voie du Centaure

 

 

 

Publications / E-books de l'Oeil d'Horos

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Anna Lorrai nous offre une traduction de l'article de C. Hillenbrand sur l'astéroïde cométaire Chiron

Chiron en signe et en maison

ce document gracieusement mis à la disposition des astrologues par E. Brown en 2001 avait disparu d'Internet. Anna Lorrai nous le fait revivre.

Pour les télécharger, cliquez sur une couverture. Attention les livres sont compressés au format zip.
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Le site de Michelle Duhamel

Association Chiron 

 

Le livre de

Catherine CASTANIER

CHIRON
et
l'axe des portes

Éditions du Rocher

 

 

 

 

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mise a jour 2 février 2008